Traduções
(Dic.
de Autrefois)
Dictionnaire de L'Académie
française (1798)
VERNE (2:730)
VERNE. Voyez Aune.
Dictionnaire de L'Académie française
(1835)
VERNE (2:924)
VERNE. s. m. Arbre. Voyez Aune.
Thresor de la langue française (1606)
aulne
(59)
Aulne, f. pen. est une espece d'arbre fluviatile, ou pour
plus generalement dire Aquatique (car elle s'aime en fonds moiteux)
laquelle est de bois tendre et leger, ne portant ne fruict ne semence,
l'escorce duquel sert aux tanneurs de cuyrs. Alnus, duquel mot Latin le
dessusdit François est fait. voyez Aulnaye. aulne aussi est
une espece de mesure, à mesurer draps de laine, toiles,
tapisseries, passemens, et autres telles marchandises, laquelle
contient de long trois pieds sept poulces, et huit lignes, lesquelles
lignes sont figurées ainsi. Et se divise premierement en
deux parties égales, appelées demies aulnes, puis
en trois égales parties, qu'on dit tiers d'aulne. Puis en
quatre aussi égales appelées quarts d'aulne. Puis
en huit égales parties, qu'on appelle demis quartiers. Et
finalement en seize parties égales, appelées
seiziesmes, qui est la derniere et moindre partition de l'aulne, qu'on
face, et dont on use. En chacune desquelles parties de desbris de
l'aulne, pour les nommer on adjouste tousjours ledit mot aulne, comme
un tiers d'aulne, un quart d'aulne, un demy quart d'aulne, un seiziesme
d'aulne. Et est notamment dit cy dessus draps de laine, parce que
l'aulne cy dessus est l'aulne commune, dont chacun use, fors les
marchans de draps de soye, qui ont l'aulne plus petite, d'environ demy
poulce. On appelle aussi aulne, le baston estelonné
à l'estelon de la mesure dessusditte, auquel avec petits
clouds de laton à teste de daulphin, fleur de lys, ou
estoile, toutes lesdittes partitions de l'aulne sont
marquées. Vlna, dont vient le François, Aulne,
par prothese de la voyele A. Selon ce on dit, Cette tapisserie contient
cent aulnes.
Aulne quarree, ou aulne en quarré, est le
mesurage de l'aulne en tous sens, c'est à dire en long, et
en large, et non en long seulement, Vlna quaquauersus ducta, vel
prorsum deorsumque directa. De laquelle façon de mesurage
sont aulnées les tapisseries de haute lice. Bailler
à aucun tout du long de l'aulne, est une maniere proverbiale
de parler, usitée par le François, semblable
à cet autre de mesme livrée, Je luy ay
baillé toutes ses façons, quand il veut dire
qu'il n'a laissé rien en derriere pour bien travailler
aucun. Car ces manieres de parler se prennent tousjours en mauvaise
part, et par indignation. Comme si l'un de deux plaidants
menaçoit sa partie de la bien chicaner, et promener en
procez, luy diroit, Je vous en bailleray tout le long de l'aulne: ou,
Je vous bailleray toutes vos façons. Nihil molestiae
taediique reliquum faciam, ita te misere litigando pessundabo. La
premiere maniere de parler est prinse de l'aulnage, lequel est tout
à bout, quand l'aulne entiere y est: et la seconde, du
labourage des terres et vignes, qui consiste en trois ou quatre
façons, lesquelles leur estans entierement
baillées, elles sont tout à bout
cultivées.
Dictionnaire de L'Académie
française, Sixième édition, 1835
Recherche sur aune (float=on) Auné, ée.
Auné, ée. participe.
AUNE (1:131)
AUNE. s. f. Mesure ancienne qui a trois pieds huit pouces de
longueur, sept pouces environ de plus que le mètre, et dont
se servent encore beaucoup de fabricants et de marchands. Mesurer
à l'aune. Vendre à l'aune. Cette pièce
de toile a vingt aunes. Une aune et demie. Une demi--aune. Demi--aune
demi--quart.
Il signifie aussi, Le bâton de même
longueur dont on se sert pour mesurer. Aune ferrée par les
deux bouts. Aune brisée. Aune
étalonnée.
Il se dit encore de La chose mesurée. Une aune de
drap. Une aune de toile, de dentelle, de ruban.
Prov., Au bout de l'aune faut le drap, Toutes choses ont leur
fin; il ne faut ni s'étonner ni s'affliger de voir qu'elles
viennent à manquer, quand on en a usé autant
qu'on le pouvait.
Prov. et fig., Les hommes ne se mesurent pas à
l'aune, Il ne faut pas juger de leur mérite par leur taille.
Prov. et fig., Mesurer les autres à son aune,
Juger d'autrui par soi--même. On le prend ordinairement en
mauvaise part. Il croit toujours qu'on veut le tromper; il mesure les
autres à son aune.
Prov. et fig., Savoir ce qu'en vaut l'aune, se dit en parlant
Des choses que par expérience on sait être
difficiles, fâcheuses, pénibles, de grande
dépense, etc. Il a eu des procès, il sait ce
qu'en vaut l'aune. J'ai passé par là, je sais ce
qu'en vaut l'aune.
Prov. et fig., Tout du long de l'aune, Beaucoup,
excessivement. On l'a battu, il en a eu, on lui en a donné
tout du long de l'aune. S'il perd son procès, il en aura
tout du long de l'aune. Il a fait débauche, il en a pris, il
s'en est donné tout du long de l'aune.
AUNE (1:132)
AUNE. s. m. (Quelques--uns écrivent, Aulne.) Arbre
qui croît dans les lieux humides, dont le tronc
s'élève quelquefois à une fort grande
hauteur, et dont le bois est très--utile dans les arts.
Planter des aunes. Des tuyaux de bois d'aune. Des sabots d'aune. On le
nomme aussi Vergne.
AUNÉE (1:132)
AUNÉE. s. f. (Quelques--uns écrivent,
Aulnée.) T. de Botan. Plante de la famille des
Composées, dont la racine, aromatique et amère,
est employée en médecine comme stomachique.
AUNER (1:132)
AUNER. v. a. Mesurer à l'aune. Auner une
pièce de toile, une pièce de drap. Auner
fidèlement. Ce marchand aune bien, aune mal.
Auné, ée.
Auné, ée. participe.
AUNEUR (1:132)
AUNEUR. s. m. Officier établi pour avoir
inspection sur l'aunage. Il y avait autrefois, à Paris, un
corps de vingt--quatre jurés auneurs. |